Exaltations et tradition
A l'exception du Soleil, sur 6 planètes exaltées, 5 sont situées dans les signes pairs : Mercure, Jupiter, Lune, Vénus, Mars. Il reste une place vide pour Saturne (en Scorpion). Or, si nous appliquons le principe Saturne opposé à Soleil, nous avons également Saturne opposé à Lune, ce qui permet d'ajouter (pourquoi pas ?) Saturne en Scorpion, et les 6 signes sont alors pourvus d'une planète. En admettant qu'il s'agisse d'une disposition originelle, pourquoi les 6 planètes se suivent-elles dans cet ordre ?
Considérons la suite des planètes dans la semaine : Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne. Nous commençons par Mercure en Vierge (milieu de la semaine). Sautons deux planètes, nous trouvons Saturne, que nous avons en Scorpion. Deux planètes après Saturne, nous trouvons Mars, que nous avons en Capricorne. Deux planètes après Mars, nous trouvons Vénus, que nous avons en Poissons. Deux planètes après Vénus, nous trouvons la Lune, que nous avons en Taureau. Enfin deux planètes après Lune, nous trouvons Jupiter, que nous avons en Cancer. La boucle s'arrête là car la planète suivante est le Soleil, qui n'a pas sa place dans les signes pairs.
Algorithme : à partir de Mercure (Vierge), relier 2 par 2 les 7 branches de l'heptagramme planétaire (étoile à 7 branches).
Le Soleil trouve naturellement sa place en Bélier (premier signe du zodiaque tropique). Le schéma est cohérent, et pourtant il y a un "bug", puisque Saturne se retrouve en Balance. Il ne peut y avoir deux Saturne exaltés (pas dans cette logique), donc il nous faut admettre cette évolution du schéma, ou combler les vides avec les transaturniennes, Uranus, Neptune et Pluton. Au lieu de Saturne en Balance, nous pouvons y placer Pluton puisque Pluton est la dernière planète du Système Solaire (comme l'était Saturne dans l'antiquité). Avec Uranus et Neptune, on forme la verticale de la croix (Soleil et Pluton formant l'horizontale) : Uranus en Capricorne et Neptune en Cancer. Dans ce shéma complété, Capricorne et Cancer, signes des solstices, contiennent chacun deux planètes exaltées. Le solstice d'hiver est le moment où la lumière recommence à croître, tendance typiquement uranienne. Le solstice d'été est le moment inverse, la lumière commence à décroître. Or Neptune passe pour être un interprète du monde abyssal (sous les tropiques, la saison humide tombe en été). Quant à Pluton, son lien avec la notion de jugement (Balance) n'est plus à démontrer.
La théorie des aspects pourrait éventuellement expliquer le glissement de Saturne en Balance. On considère chaque planète par rapport à son trône. Mercure en Vierge pour la conjonction, Lune et Vénus pour le sextile (Cancer et Taureau), Mars pour le carré (Bélier), Jupiter pour le trigone (Poissons). Saturne pour l'opposition (cet aspect ne peut pas être figuré par rapport au trône, mais seulement par rapport à la chute, d'où Soleil en Bélier, signe opposé). Si on élimine du jeu Soleil et Lune, on a bien la succession des planètes dans l'ordre (de la plus éloignée à la plus proche) : Saturne (opposition), Jupiter (trigone), Mars (carré), Vénus (sextile), Mercure (conjonction).
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